Culture geek, la fin d’une ère ?

Peter Warden est l’auteur d’un billet d’humeur très intéressant intitulé « Pourquoi la culture geek doit mourir » publié au cours de l’année 2014. L’auteur y dénonce les travers d’une sous-culture devenue dominante, rongée par la contradiction, la misogynie et les inégalités sociales. La rédaction de Cap Luxury vous dit tout sur une petite révolution dans le monde du numérique.blogging-336376_1920

Peter Warden est ce qu’il est convenu d’appeler un vrai nerd. Directeur technique de JetPac, une entreprise récemment absorbée par Google, Peter a construit toute son identité d’adulte autour de la culture geek. Ingénieur de formation, il joue régulièrement à Donjon et Dragon, a rencontré sa première petite amie sur un jeu en ligne, a programmé des jeux vidéos et travaillé dans de nombreuses start-ups et grandes entreprises spécialisées dans l’Internet.

Pourquoi la culture geek doit-elle mourir ? Peter Warden jette l’opprobre sur les coutumes rétrogrades qui minent cette culture autrefois alternative, et qui domine aujourd’hui les marchés financiers. Les jeux vidéos et les codes de la culture geek sont devenus sexy. La dernière décennie a sacré l’Internet et ses adeptes, qui contrôlent désormais les plus grandes entreprises de la planète. Alors que cette sous-culture s’est construite dans l’opposition et les railleries, les nerds d’aujourd’hui on conservé une attitude sourde à la critique et la différence. Peter écrit : « Nous avons gagné ! » et ajoute : « Nous nous comportons toujours comme les rebelles de l’Alliance, alors que nous sommes devenus l’Empire ».

Alors que le monde tourne autour de l’Internet, que les plus grandes entreprises sont dirigées par les geeks, que pulullent les Apple Store et magasins de réparation d’iPhones à Paris et partout ailleurs, Peter Warden dénonce les dérives d’une culture qu’il qualifie de misogyne, inégale et viciée par la finance. Son billet est publié à l’occasion de la polémique liée à une chemise particulièrement sexiste portée par Matt Taylor, l’un des physiciens de la mission Rosetta. Pour Peter Warden, il vaut mieux tout simplement abandonner une culture « qui a accomplit de belles choses » et qu’il considère désormais comme « un moment de l’histoire ».

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